Le chef
Mouvement · départ puis arrivée

Bonjour
Le PPM book de la campagne automne 2026 : l'intention de réalisation, la distribution finale avec ses auditions vidéo, les recettes, les scripts et les lieux de tournage.
Mot du réalisateur
Une recette ne s’arrête jamais à ce qu’il y a dans l’assiette. Il y a toujours une façon de cuisiner, une habitude, un petit geste, une personnalité. La réalisation cherchera constamment à raconter ces personnes plutôt que leur assiette. La cuisine devient alors un point d’entrée vers les gens d’ici.
Chaque scène s’ouvre au plus près de la matière : une texture, un ingrédient, une cuisson, une surface. La caméra s’y attarde quelques instants avant de révéler progressivement celui ou celle qui lui donne vie. Le mouvement n’est jamais décoratif : il sert à découvrir quelqu’un, à entrer dans son univers, à comprendre instinctivement sa personnalité.
Cette grammaire visuelle devient le fil conducteur de la pub. Même si chaque personnage possède son propre rythme, sa propre lumière et son propre environnement, tous sont filmés avec cette même intention : partir de la recette pour révéler l’humain.
Les transitions suivent cette même philosophie. Elles ne cherchent jamais le raccord spectaculaire ou le match cut démonstratif : elles laissent simplement les plans respirer. Chaque scène se termine naturellement avant de nous faire entrer dans la suivante, toujours guidés par la matière et le mouvement. Le spectateur ne ressent jamais une mécanique de montage ; il a simplement l’impression de passer naturellement d’une histoire à une autre.
La réalisation
Partir de l’assiette, des objets ou des ingrédients, puis trouver progressivement la personne derrière la recette. Sentir la distance entre la lentille et une assiette, le passage d’un verre au premier plan. Les dolly in à travers les tables font partie de la signature. Pas six mouvements vedettes en compétition : un même principe décliné avec retenue.
À éviter : le langage de food content trop démonstratif. Pas de succession de macros gratuits, pas de ralentis systématiques, pas de caméra qui tourne autour de chaque assiette. Chaque plan doit raconter soit la qualité de la recette, soit la personne qui se l’approprie.
Plus qu’une transition : la preuve visuelle de la quantité de tests et de la diversité des gens. Un mini-inventaire photographique : cadres à la logique commune, environnements réellement différents. Flash frontal assumé, rendu éditorial, léger grain. Certaines assiettes pleines, d’autres entamées, d’autres presque vides.
Le décor du chef sera plus sculpté et graphique ; les maisons auront une lumière motivée par les fenêtres et les sources pratiques. Chaque lieu a sa température propre, tout en restant dans une même pub. La couleur sera riche, jamais traitée comme un filtre. Un grain fin viendra casser la perfection numérique.
La différence entre la version du chef et celle des gens doit être visible, mais elle ne doit jamais faire perdre l’appétit. Deux niveaux de contrôle au food styling : la version de référence, plus précise, et les versions domestiques, plus libres, mais toujours savoureuses.
Les recettes sont confirmées : cuisses de poulet one pot à la crème, pain doré au lait au chocolat, spaghetti épicé au chorizo et au halloumi, rôti de bœuf au fromage, paneer masala au beurre et gâteau au lait chaud moelleux. Elles donnent une belle amplitude de textures et de palettes.
Quinze secondes exigent une narration extrêmement claire. Pas de coupe frénétique : le rythme vient de mouvements très courts, d’actions déjà commencées au début des plans, et de raccords qui transportent l’œil d’une assiette à l’autre. Les transitions ne cherchent jamais le raccord spectaculaire : elles laissent les plans respirer et se terminent naturellement avant d’entrer dans la scène suivante.
Une petite percussion domestique autour des gestes : l’assiette qui glisse, le flash, les piments qui tombent, la râpe, la fourchette, le métal du chaudron, le pain qui traverse la sauce. Une pulsation nette et contemporaine, avec assez d’espace pour le texte. Une énergie confiante plutôt qu’une piste qui dicterait de rire.
Les inserts
Les inserts occupent une place essentielle dans la réalisation. Ils ne servent jamais uniquement à rendre les plats plus appétissants : ils servent à raconter les personnages. Chaque insert révèle une petite vérité.
Une façon de tenir une cuillère.
Une habitude de goûter.
Une pincée de piment de trop.
Une bouchée directement dans le chaudron.
Une herbe replacée une dernière fois.
Ce sont ces petits gestes qui rendent chaque personnage unique. Ils deviennent les véritables marqueurs de personnalité de la pub.
Chaque scène sera donc construite autour d’un mouvement principal qui révèle le personnage, ponctué de quelques inserts soigneusement choisis qui permettent au spectateur de mieux le comprendre sans jamais avoir besoin de dialogue.
Direction photo
La caméra sera constamment en mouvement, mais chaque mouvement possède une intention dramatique. On cherche davantage la sensation que la démonstration.
Nous privilégions des dollys très doux, des reveals progressifs, quelques travellings latéraux ainsi que des mouvements de proximité qui nous permettent littéralement d’entrer dans la recette. Le mouvement part de la matière et nous conduit vers la personne.
À plusieurs reprises, la caméra adoptera des perspectives plus inattendues : des focales très rapprochées, des ultra grand-angulaires près des aliments, quelques plans à la probe lens, des contre-plongées discrètes, des tilts très contrôlés.
Pourquoi : ces points de vue redonnent une présence presque physique à la cuisine tout en évitant l’esthétique classique du « food porn ».
La lumière demeure naturelle, chaleureuse et propre à chacun des environnements. Chaque personnage conserve son identité visuelle : le chef possède une lumière plus maîtrisée, Johanne est baignée dans une lumière de maison, Rafael dans une cuisine vivante, Rafik dans un environnement plus spontané.
On sent que chacun cuisine chez lui, à sa façon.
Inspirations
Des références que je regarde pour parler concrètement de lumière, de mouvement et de matière avec la direction photo. Ce ne sont ni des références de concept ni des pistes de casting : ce sont des repères de fabrication, un vocabulaire commun avant le tournage.




Aucune de ces images n’appartient à la campagne. Elles servent à s’entendre sur une intention avant de la traduire dans notre propre décor : la hauteur d’une lentille, la façon dont un noir se comporte, le moment où un geste devient lisible.
La pub en un coup d’œil
La pub part toujours de la matière, puis révèle la personne. Quatre temps suffisent à la raconter. Lancez la lecture : la tête de lecture avance à la vraie vitesse du montage.
Déclinaison photo, GIF et carrousel
Les livrables ne devraient pas être traités comme des captures secondaires du tournage. La campagne repose déjà sur une logique photographique : on peut donc concevoir la vidéo et la photo comme un seul système dès la préproduction.
Livrable 01
Livrable 02
Livrable 03
Quand une prise montre deux cadres, c'est un mouvement : le premier est le départ, le second l'arrivée. Cliquez sur un cadre pour l'agrandir et naviguez d'une image à l'autre avec les flèches.























Les recettes retenues pour les deux vidéos : cinq préparées au décor du chef de la première vidéo, cinq à celui de la seconde. Chaque personnage reprend ensuite l’une d’elles à sa manière.










On ouvre sur un chef qui ajoute la touche finale sur des belles assiettes dans un décor coloré. Il pousse des cuisses de poulet one pot à la crème vers la caméra. Un flash flash sur la recette qui est prise en photo.
VO : Chez Recettes d’ici, on a plein de recettes testées par nos chefs…
On coupe chez Johanne, dans la cinquantaine, qui cuisine la même recette servie dans une belle petite assiette à son image. La mise en place est moins belle que la version chef.
VO : Et retestées par Johanne…
SUPER : Par Johanne d’ici
On coupe chez Karim, dans la trentaine, qui cuisine un pain doré au lait au chocolat pour ses enfants dans un décor moderne.
VO : Par Karim…
SUPER : Par Karim d’ici
On coupe chez Rafik, un jeune homme en appart, qui fait des spaghettis épicés au chorizo et au halloumi aux épices cajuns et la mange direct dans le chaudron.
VO : Et par Rafik qui est pas fan de vaisselle…
SUPER : Par Rafik d’ici
On coupe à une des assiettes qui est maintenant vide vue de haut. Quelqu’un trempe un bout de pain dans la sauce en faisant une forme de crochet.
VO : Avec autant de gens d’ici qui retestent nos recettes, c’est plus que bon signe.
LOGO : Recettes d’ici
SUPER : Approuvées par les gens d’ici
On ouvre sur un chef qui ajoute la touche finale sur des belles assiettes dans un décor coloré. Il pousse un rôti de bœuf au fromage vers la caméra. Un flash flash sur la recette qui est prise en photo.
VO : Chez Recettes d’ici, on a plein de recettes testées par nos chefs…
On ouvre chez Florence, dans la trentaine, qui fait la même recette. Son assiette finale est moins belle que la version du chef. Elle ajoute un filet de jus de cuisson.
VO : Et retestées par Florence
SUPER : Par Florence d’ici
On coupe chez Rafael, un fan de rock dans la quarantaine, qui cuisine un paneer masala au beurre à sa façon, avec extra coriandre.
VO : Par Rafael
SUPER : Par Rafael d’ici
On coupe chez Maurice, dans la cinquantaine, qui s’est fait un gâteau moelleux au lait chaud. Il a presque tout mangé déjà. Il prend une bouchée en regardant la caméra.
VO : Par Maurice… qui reteste assez vite…
SUPER : Par Maurice d’ici
On coupe à une des assiettes qui est maintenant vide vue de haut. Quelqu’un trempe un bout de pain dans la sauce en faisant une forme de crochet.
VO : Avec autant de gens d’ici qui retestent nos recettes, c’est plus que bon signe.
LOGO : Recettes d’ici
SUPER : Approuvées par les gens d’ici
Les comédiennes et comédiens retenus à la suite des auditions, présentés dans leur ordre d’apparition dans les deux vidéos de 15 secondes. Chaque carte ouvre l’audition dans un nouvel onglet.
Pour chaque personnage : la recommandation du client et une proposition alternative. Cliquez sur une photo pour l'agrandir.













Onze cuisines et espaces repérés pour les deux journées de tournage.









Les éléments de set design à sourcer pour chaque univers, associés à leur lieu de tournage. Cliquez sur un item pour l'agrandir.
Karim fait à déjeuner pour lui et ses enfants. L'environnement ne semble pas dans le désordre, mais on sent bien la présence des plus jeunes. On veut du kitchenware pour les petits, mais aussi pour Karim. Il a déjà monté la table pour être certain que personne ne soit en retard.



















Comme on utilise le même lieu que Karim, on tourne cette fois dans un angle différent où on voit plus la cuisine que la salle à manger. Florence est une foodie, elle sait clairement ce qu'elle fait dans la cuisine : si une des cuisines de la campagne a de l'équipement plus haut de gamme, c'est celle-ci.









Cuisine de quelqu'un qui cuisine souvent. On y retrouve tout ce qu'il faut, sans être over the top. Johanne habite sa maison depuis longtemps. Elle a préparé sa recette sans difficulté ni flafla : l'espace de travail n'est donc pas sale, mais clairement lived in. Quelques inspirations d'ambiance complètent les items.


























Comme on utilise le même lieu que Johanne, on utilise cette fois un angle où on voit la salle à manger et le four à bois. C'est la fin de soirée pour Maurice : il a déjà bien mangé son dessert. On voit un verre de lait qui l'accompagne et un livre à ses côtés.





Présentation d'une cuisine à l'allure professionnelle et optimisée. On y infuse des touches de couleurs à la « recettes d'ici » à l'aide d'articles de cuisine (assiettes, serviettes, ustensiles...). Idéalement, l'assiette ou le bol de la recette sera du même indigo que le logo.












Cuisine de jeune professionnel ou d'étudiant. Un cachet modeste, mais rempli de personnalité. On veut sentir que l'espace est restreint. Rafik mange dans son chaudron, plus simple pour lui, sans paraître négligé ou désorganisé. On aime beaucoup la pièce telle qu'elle est.









On aime la disposition et le style de l'appart pour Rafik. On aimerait ajouter quelques éléments musicaux (guitare, vinyles, table tournante) sans aller overboard, sans être trop on the nose. Il faudrait tone down les éléments de rouge (chaises et carreaux); le luminaire attire aussi trop l'attention.




















Nos personnages doivent rester des gens d'ici, auxquels on s'identifie au premier regard. La coiffure et le maquillage misent donc sur le naturel : des peignures simples et un maquillage standard, proches de ce que chacun porterait un jour de semaine.
Au besoin, une petite touche distinctive vient appuyer la personnalité et le type de chaque personnage, juste assez pour lui donner de la force à l'écran, jamais au point de le déguiser.
Réalisateur : Dominic Renzetti · Directeur photo : Alexandre Halle. Même équipe pour les deux journées.